Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, Directeur général du CAFRAD, signe une convention de partenariat en vue de la formation des ingénieurs spécialistes de la fabrication des drones en Afrique.

À travers la signature d’une convention de partenariat entre le CAFRAD et l’École Supérieure des Métiers des Technologies et de l’Innovation (SUP-MTI) de Rabat, le CAFRAD s’engage sur le chantier des nouvelles sciences d’ingénierie dont la fabrication des drones dans le but de promouvoir la souveraineté technologique africaine.

Une convention d’une importance vitale et stratégique pour l’Afrique

Le 22 avril 2026, au siège du CAFRAD à Rabat, le Directeur général du CAFRAD, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, et le représentant du Président de l’Ecole Supérieure des Métiers des Technologies et de l’Innovation (SUP-MTI), Pr BAZZI Lahcen, Directeur de la recherche scientifique, ont procédé à la signature d’une convention de partenariat entre les deux entités en charge de la formation des cadres africains. Cette alliance scientifique et stratégique est motivée par le fait que les deux institutions considèrent que la recherche scientifique et le développement expérimental constituent un levier fondamental de progrès scientifiques, de transformation des sociétés, d’amélioration des politiques publiques, de modernisation des administrations et de développement durable en Afrique. Ce partenariat vise à former dans un cycle pratico-universitaire une nouvelle génération d’ingénieurs dont ceux qui disposeront des compétences pour fabriquer des drones.

Spécialiste de la létalité des innovations technologiques militaires, et conscient du rôle que peuvent jouer les drones dans les conflits armés, la surveillance des territoires, les renseignements militaires et la traque des groupes terroristes ou jihadistes ainsi que dans les usages civils tels que le SIG (système d’information géographique), etc, le Directeur général du CAFRAD, accorde une importance cruciale à cette convention pour la transformation globale de l’Afrique. Il s’agit de l’un de ses engagements forts, qui consiste à doter l’Afrique des compétences et des talents dans les domaines de l’ingénierie industrielle, des énergies renouvelables, de l’ingénierie informatique, des télécommunications, des technologies avancées, sensibles et émergentes en vue de la transformation des matières premières stratégiques ou des minerais critiques africains en des leviers de développement et de souveraineté. À cet effet, il exhorte les gouvernements des Etats africains à faire confiance aux solutions africaines que promeut l’Organisation intergouvernementale panafricaine, et ses partenaires universitaires décidés à promouvoir la souveraineté technologique africaine. Il s’agit d’opérer une révolution technologique sur le continent qui se trouve aujourd’hui marginalisé dans les innovations technologiques dont le numérique, les intelligences artificielles et toutes les autres technologies avancées, sensibles et émergentes.

Si le CAFRAD a été mandaté par les Etats africains à œuvrer pour que la formation, la production des compétences, des talents, des procédés, des idées et politiques innovantes ainsi que la recherche  et le management des connaissances soient des instruments de transformation continue et de développement durable de l’Afrique, le mandat du nouveau Directeur général, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, s’inscrit dans une nouvelle dynamique de transformation globale et de réorientation de l’Organisation sur les grandes problématiques de développement et de préparation du continent sur les enjeux du futur. En cela, la guerre des talents africains et la course technologique constituent ses priorités dans un monde où les technologies bouleversent profondément la vie des hommes et des femmes, et déterminent la puissance, la souveraineté et la sécurité des Etats. Ainsi, le partenariat avec l’École Supérieure des Métiers des Technologies et de l’Innovation (SUP-MTI) de Rabat, un établissement d’enseignement supérieur privé reconnu par l’État, fondé en 2006, spécialisé dans les domaines de l’ingénierie, de l’informatique, des télécommunications et du management, est très utile et stratégique pour les Etats africains.

Un partenariat à objectifs multiples

La convention conclue entre le CAFRAD et l’Ecole Supérieure des Métiers des Technologies et de l’Innovation (SUP-MTI) s’inscrit dans la volonté du CAFRAD de contribuer à l’émergence d’une ingénierie africaine souveraine, capable de relever les défis technologiques du continent en s’appuyant sur ses propres ressources humaines, scientifiques et industrielles.

Le partenariat vise notamment à :

  1. Renforcer la production scientifique africaine à forte valeur ajoutée ;
  2. Développer une recherche appliquée au service des administrations, institutions et organisations ;
  3. Structurer des espaces de dialogue scientifique panafricain ;
  4. Accroître la visibilité internationale des productions scientifiques africaines ;
  5. Contribuer à la formation par la recherche des cadres et décideurs africains ;
  6. Soutenir la diplomatie scientifique et académique du Royaume du Maroc et du continent africain.

Ce partenariat a pour objectifs de former une nouvelle génération d’ingénieurs, de chercheurs et d’experts africains aptes à concevoir, développer et déployer des systèmes interconnectés dans les différents domaines des sciences de l’ingénierie. Il vise notamment à promouvoir la conception et la fabrication de machines intelligentes et connectées en Afrique, afin d’accompagner la transformation globale, structurelle et systémique du continent.

Au-delà du simple transfert de compétences, cette convention ambitionne de doter l’Afrique d’une expertise technologique endogène, souveraine et durable. Elle permettra de développer des filières stratégiques à haute valeur ajoutée, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’ingénierie numérique, de la robotique et de la conception ainsi que de la fabrication de drones typiquement africain avec les ressources africaines.

L’enjeu est de bâtir une masse critique de talents africains capables d’innover, de produire et de répondre, par des solutions locales, aux besoins technologiques, industriels et sécuritaires du continent.

Un partenariat axé sur la formation, la recherche scientifique fondamentale, appliquée et stratégique

Les thématiques prioritaires de recherche et de formation

Les Parties identifient, à titre indicatif et non limitatif, les thématiques suivantes :

  • Gouvernance publique et réforme administrative ;
  • Management public et performance des organisations ;
  • Politiques publiques et développement territorial ;
  • Digitalisation, e-gouvernement et intelligence artificielle ;
  • Éthique, intégrité et lutte contre la corruption ;
  • Développement durable et politiques environnementales ;
  • Inclusion sociale, genre et politiques publiques ;
  • Coopération Sud-Sud, intégration et investissement africaine ;
  • Innovation, leadership et transformation organisationnelle ;

Un encadrement et une structuration de la recherche

La coopération porte, entre autres, sur :

  • le co-encadrement de mémoires de master et de thèses de doctorat ;
  • la mise en place de groupes et laboratoires de recherche associés ;
  • l’organisation de colloques scientifiques, de séminaires et tables rondes réguliers ;
  • le renforcement des capacités méthodologiques des chercheurs.

Un plaidoyer à l’endroit des Etats africains pour une attention plus accrue au CAFRAD

À travers ce partenariat et bien d’autres que le Directeur général du CAFRAD, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, a signés, le CAFRAD se veut désormais plus qu’un centre de formation et de recherche. Il est devenu un centre d’excellence leader de la transformation globale du continent, un instrument de veille stratégique et technologique pour les Etats africains, de prospective, d’anticipation et de préparation aux enjeux et métiers de demain.

Si l’Afrique doit porter la troisième voie en matière d’innovation technologique et d’intelligences artificielles, entre les Etats-Unis d’Amérique et la Chine technologiques, l’Union européenne spécialisée dans la réglementation et la régulation, elle doit reconsidérer le CAFRAD comme pôle régional unique de compétitivité et de transformation stratégique et systémique. Ainsi, l’Union africaine, les Communautés économiques régionales africaines et les Etats africains sont appelés à accorder toute l’importance requise au CAFRAD en lui allouant des ressources à la hauteur de ses ambitions en matière de gouvernance, de sécurité et de développement du continent.

Aussi, les gouvernements africains sont invités à faire inscrire leurs cadres et étudiants dans les formations d’ingénierie qui ont été mises en place par le partenariat entre le CAFRAD et l’Ecole Supérieure des Métiers des Technologies et de l’Innovation (SUP-MTI), en adressant leur intention au Secrétariat du CAFRAD.

Envie D'être Renseigné Sur Tous Les événements du CAFRAD?