AI Made in Morocco : l’intelligence artificielle au cœur de la transformation numérique et des services publics. Le Directeur général du CAFRAD a participé au lancement du réseau national des centres d’excellence « JAZARI Institutes »

Répondant à l’invitation de Son Excellence Madame la Professeure Amal EL FALLAH SEGHROUCHNI, Ministre Déléguée auprès du Chef du Gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration et Présidente du Conseil d’Administration du CAFRAD, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, Directeur général du CAFRAD, a pris part le 12 janvier à Rabat à la cérémonie nationale de lancement de réseau national des centres d’excellence « Jazari Institutes » aux côtés d’une forte délégation des Ministres du Gouvernement marocain. Cette participation du Directeur général du CAFRAD découlant de la volonté politique des plus Hautes Autorité du Royaume chérifien d’impliquer l’Organisation intergouvernementale panafricaine dans les réflexions nationales et d’en faire un outil actif de diffusion du modèle marocain de transformation globale et de coopération Sud-Sud. Ainsi, le CAFRAD se positionne comme un catalyseur de la Haute Vision Royale de coopération Sud-Sud bénéfique à tous les pays africains. L’Organisation promeut les activités de tous les Etats membres entrant dans la coopération internationale, de la coopération afro-africaine et triangulaire en vue de constituer un accélérateur de solutions africaines aux problèmes africains. Selon, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, le véritable développement de l’Afrique doit prendre appui sur l’économie de la mutilation des intelligences humaines, des technologies, des avoirs, des savoirs, des méthodes et des expertises endogènes tout en inspirant des meilleurs pratiques internationales (benchmarking) adaptables et contextualisables en Afrique. Partant de ce postulant, le CAFRAD entend contribuer à la mise en œuvre de la stratégie Maroc Digital 2030 et à l’opérationnalisation de D4SD (Hub Digital for Sustainable Development) signé par le Maroc et le PNUD en septembre 2025 en marque de l’Assemblée générale des Nations Unies à Nex York.

New York, 26 septembre 2025 – En marge de la 80ème Assemblée générale des Nations Unies (AGNU-80), le Royaume du Maroc a lancé son nouveau Hub Digital pour le Développement Durable (D4SD). Mis en œuvre en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ce Hub vise à aider les pays de la région des États arabes et de l’Afrique à exploiter les infrastructures publiques numériques, l’intelligence artificielle (IA) et l’innovation, tout en renforçant la coopération régionale et interrégionale pour accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) mondialement adoptés.

Le 12 janvier à Rabat, le Royaume du Maroc a franchi une étape structurante dans sa trajectoire numérique à l’occasion de l’événement institutionnel de haut niveau « AI Made in Morocco », organisé par le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration. Cette rencontre nationale a été présidée par Madame la Professeure Amal EL FALLAH SEGHROUCHNI, Ministre Déléguée auprès du Chef du Gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration et Présidente du Conseil d’Administration du CAFRAD  et s’inscrit dans le prolongement direct des Assises Nationales de l’Intelligence Artificielle  tenues les 1er et 2 juillet 2025 à Rabat, et marque un moment clé de clarification stratégique autour de la place de l’IA dans le développement économique, social et institutionnel du Royaume.

Les travaux issus des Assises ont mis en évidence un constat partagé : l’intelligence artificielle n’est ni neutre, ni un simple outil technologique, mais un facteur de puissance qui recompose en profondeur les équilibres économiques, sociaux et géopolitiques mondiaux. Dans ce contexte mondial de compétition technologique accélérée, rester figé est un risque majeur de déclassement stratégique. La gouvernance marocaine est un exemple du potentiel africain : fort de ses atouts structurels – stabilité institutionnelle, jeunesse de la population, dynamique soutenue de réformes et leadership stratégique et diplomatique affirmé – les instances ont fait le choix d’anticiper et de proposer une stratégie autour de cinq enjeux centraux : la souveraineté numérique, la confiance des citoyens, le développement des compétences, l’innovation endogène et l’inclusion territoriale.

La feuille de route « Maroc IA 2030 », un exemple de l’ambition africaine portée par le Maroc :

C’est dans cette perspective qu’a été conçue la feuille de route « Maroc IA 2030 », dont la vision, les piliers stratégiques et les initiatives structurantes ont été présentés lors de l’événement. Cette feuille de route ambitionne de placer l’intelligence artificielle au cœur de la stratégie numérique nationale, avec un objectif clairement affirmé : faire du Maroc un pôle continental d’excellence en matière d’IA, attractif pour les jeunes talents et les capitaux internationaux, ainsi que développer une intelligence artificielle souveraine alignée sur les valeurs d’éthique et les priorités nationales. La feuille de route place l’IA comme un levier au service d’une économie compétitive et diversifiée, d’une société inclusive et solidaire, et d’un État moderne, performant et proche des besoins du citoyen.

L’un des apports majeurs de « AI Made in Morocco » réside dans la mise en avant d’un levier opérationnel central destiné à traduire cette vision en actions concrètes et mesurables sur l’ensemble du territoire : la création et le déploiement du réseau national des centres d’excellence « Jazari Institutes ». Conçus comme un accélérateur de la stratégie Maroc Digital 2030 et nommés en hommage au polymathe Al-Jazari, ces instituts incarnent l’ambition du Royaume de bâtir un futur technologique de confiance, ancré dans son héritage scientifique et ouvert sur l’innovation. Le lancement officiel de « Jazari Root », cœur fédérateur du réseau, marque une étape décisive dans la structuration de cet écosystème, en renforçant les liens entre recherche et industrie, en soutenant la croissance des startups technologiques, en favorisant l’appropriation du numérique par les PME et en développant l’attractivité et la rétention des talents.

La régulation de l’intelligence artificielle : un enjeu de la gouvernance responsable

L’événement a également accordé une place centrale aux enjeux de gouvernance et de régulation de l’intelligence artificielle. La présentation du projet de cadre réglementaire national, communément désigné comme la Loi X.0, a mis en lumière la volonté du Maroc de se doter d’un socle juridique garantissant une IA sûre, éthique et créatrice de valeur. Cette approche repose sur une démarche de co-construction associant les principales institutions concernées, notamment en matière de protection des données personnelles, de cybersécurité et de souveraineté numérique, afin d’assurer un équilibre cohérent entre innovation, protection des droits fondamentaux et sécurité.

L’IA comme vecteur de la coopération Sud-Sud :

Les interventions institutionnelles ont également permis de replacer le projet « Maroc IA 2030 » dans une perspective géopolitique plus large. L’intelligence artificielle y a été présentée comme un levier de soft power numérique et un vecteur de coopération Sud-Sud, capable de renforcer le positionnement international du Royaume tout en contribuant au développement partagé, à la souveraineté technologique et à la projection régionale de l’Afrique. Cette dimension internationale confère à la stratégie marocaine une portée qui dépasse le cadre national, en faisant de l’IA un outil de coopération, de solidarité et d’influence responsable.

En réunissant institutions publiques, secteur privé et monde académique autour d’échanges stratégiques, de présentations structurantes et de la formalisation d’engagements concrets, « AI Made in Morocco » s’est imposé comme un moment fondateur de la gouvernance de l’intelligence artificielle au Maroc. L’événement a confirmé la volonté du Royaume de ne pas subir la révolution de l’IA, mais de la maîtriser et de l’orienter au service d’un développement durable, inclusif et souverain, faisant de l’intelligence artificielle un pilier central de la transformation numérique et de la modernisation des services publics.

À l’issue de la Journée très riche de quatre (4) panels, huit (8) conventions de partenariat ont été signées, notamment l’accord de partenariat avec la société française Mistral IA visant à soutenir le développement des outils d’IA générative au Maroc. Ainsi, le Maroc, sous la Haute Direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu L’assiste, s’engage à être un façonneur de la géopolitique technologique mondiale, le pionnier de la souveraineté numérique, des clouds souverains, des centres de données, du développement de l’IA africaine, et le soutien de tous les autres pays africains et arabes en la matière.

Le CAFRAD se mobilise pour prendre part à ce grand rendez-vous de la transformation souveraine de l’Afrique sur les plans intellectuel, technologique et économique, voire politique.

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