Mission officielle du Directeur Général du CAFRAD au Gabon : Une semaine de sensibilisation et de réformes à Libreville

Le Directeur général de l’Organisation Intergouvernementale Panafricaine CAFRAD, Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, a effectué une mission officielle au Gabon du 18 au 24 février 2025, à l’invitation de la Fondation Tamkine du Maroc et de l’ONG « HOSEA » du Gabon. Cette mission a permis de renforcer la présence et la visibilité du CAFRAD, tout en soulignant les défis et les opportunités pour l’Organisation Panafricaine, dans un contexte où elle reste largement méconnue au sein de certains pays fondateurs. Voici un retour sur les points phares de cette mission officielle :

Rencontres avec les autorités gabonaises

Le programme de la mission a débuté par une série de rencontres à la présidence de la République gabonaise, sous la houlette de M. Paul Ulrich KESSANY ZATEGWA, Conseiller spécial du Chef de l’État, Son Excellence le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Directeur général du CAFRAD a ensuite échangé avec les responsables du Ministère de la Communication et des Médias ainsi qu’avec ceux des Affaires sociales, lors de séances de travail dédiées à la présentation du CAFRAD. Ces échanges ont permis de rappeler l’existence de cette organisation fondée il y a plus de 63 ans et de souligner son rôle crucial pour le la transformation de l’administration et la bonne gouvernance en Afrique.

Les universités au cœur des échanges

La délégation a également pris part à des échanges avec le monde académique gabonais, visitant des institutions comme l’Institut universitaire des Sciences et de l’Organisation Sophie NTOUTOUME EMANE (IUSO), l’Institut National de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication (INPTIC), ainsi que le Collège supérieur de Paris. Ces discussions ont permis de renforcer les liens entre le CAFRAD et les universités gabonaises, point primordial pour la formation des futurs leaders africains.

Conférence internationale sur les environnements numériques d’apprentissage

Le point d’orgue de la mission a été la conférence internationale du 22 février 2025, intitulée « Les environnements numériques d’apprentissage : construire des écosystèmes éducatifs performants et inclusifs en Afrique ». Cet événement a réuni des officiels, des académiciens et des experts internationaux pour débattre des enjeux de l’éducation et des technologies numériques en Afrique. Le Directeur général du CAFRAD a ouvert les débats en soulignant l’importance d’une approche inclusive et durable des environnements numériques en Afrique. La conférence a également marqué le lancement d’un partenariat stratégique entre la Fondation Tamkine et l’ONG HOSEA, suivi par une formation dédiée à l’intelligence artificielle générative, un domaine clé pour l’avenir du continent.

Un constat de méconnaissance : Le CAFRAD encore trop peu connu

Malgré l’importance de sa mission et son statut de pays fondateur, le Gabon, comme de nombreux autres pays africains, reste peu familier du CAFRAD. Cette méconnaissance, constatée lors des rencontres officielles, souligne l’absence de communication suffisante autour des activités et du potentiel de l’organisation. Le Directeur général a ainsi souligné la nécessité d’intensifier les efforts de sensibilisation et de remobilisation des États membres, notamment en ce qui concerne leurs contributions financières à l’organisation.

Les recommandations du Directeur Général : Une feuille de route ambitieuse

À l’issue de cette mission, le Directeur général du CAFRAD a formulé plusieurs recommandations stratégiques :

  1. Tournée de remobilisation des États membres : Une série de visites dans les pays africains pour renforcer la connaissance du CAFRAD et l’implication des États membres dans ses activités.
  2. Participation active des États clés : L’implication des pays stratégiques comme le Kenya, le Nigéria, l’Égypte ou l’Angola est essentielle pour catalyser l’engagement régional.
  3. Décentralisation des activités : La mise en place de bureaux régionaux du CAFRAD dans des zones stratégiques du continent africain pour renforcer son impact local.
  4. Création d’un Fonds africain de développement des compétences : Un fonds dédié à la formation des talents africains dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’industrie et les technologies de l’information.
  5. Bourses de stage post-Master et post-doctorat : Le CAFRAD devrait offrir des opportunités de formation pour les jeunes leaders africains, dans le but de les préparer à des rôles décisionnels dans leurs pays.
  6. Rencontres régulières de suivi : Le Directeur général propose la mise en place de rencontres périodiques avec la Présidente du Conseil d’Administration pour faire un point sur les dossiers prioritaires.

Conclusion : Un appel à l’action collective

Le Directeur général du CAFRAD a exprimé sa détermination à réformer l’organisation pour la rendre plus utile aux États membres et plus réactive à leurs besoins. Toutefois, il a insisté sur le fait que la réussite de cette transformation dépendra en grande partie du soutien actif et des contributions financières des États membres. Il a également rappelé l’importance de rétablir la confiance et la crédibilité du CAFRAD, après une période d’inaction qui a contribué à la démotivation de certains pays.

En somme, le CAFRAD est plus que jamais prêt à jouer un rôle clé dans le développement de l’Afrique, mais pour cela, il doit être soutenu par une action collective forte et affirmée de ses États membres. Les défis sont nombreux, mais avec une mobilisation concertée, l’organisation pourra pleinement assumer ses responsabilités vis-à-vis de l’Afrique et de ses partenaires internationaux.

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