Journée mondiale contre la rage : le CAFRAD opte pour le renforcement de la prévention et de la coopération pour une Afrique en meilleure santé

À l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, célébrée chaque année le 28 septembre, le CAFRAD se joint à la communauté internationale pour rappeler l’importance de la prévention, de la sensibilisation et de la coopération dans la lutte contre cette maladie évitable.
La rage demeure un enjeu de santé publique qui nécessite une mobilisation coordonnée des institutions, des professionnels de santé, des acteurs du secteur animal, des collectivités territoriales et des communautés. Sa prévention s’inscrit pleinement dans une démarche fondée sur la coopération et le renforcement des capacités nationales et régionales.
La prévention au cœur de la lutte contre la rage
La rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central des mammifères et qui peut être transmise à l’être humain, principalement par la morsure ou la griffure d’un animal infecté.
Si la maladie devient presque toujours mortelle après l’apparition des signes cliniques, elle peut être évitée grâce à des mesures de prévention et à une prise en charge rapide après une exposition.
La vaccination des chiens, la sensibilisation des populations, la surveillance épidémiologique et l’accès aux mesures de prophylaxie post-exposition constituent ainsi des éléments essentiels d’une stratégie efficace de lutte contre la rage.
En cas de morsure ou de griffure par un animal susceptible d’être infecté, le lavage immédiat et soigneux de la plaie à l’eau et au savon, suivi d’une consultation médicale rapide, est une mesure essentielle.
L’approche « Une seule santé » : une réponse collective
La lutte contre la rage illustre l’importance de l’approche « Une seule santé » (One Health), qui reconnaît les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Cette approche appelle à renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés et à développer des mécanismes de coopération permettant de prévenir les risques sanitaires de manière intégrée.
Dans le contexte africain, cette coopération revêt une importance particulière. Elle implique notamment le partage des connaissances et des bonnes pratiques, le développement des compétences des acteurs concernés, ainsi que le renforcement des systèmes de surveillance et de réponse.
Renforcer les capacités pour mieux protéger les populations
La prévention durable de la rage ne repose pas uniquement sur les interventions sanitaires. Elle nécessite également des institutions capables, une coordination efficace et des compétences adaptées à tous les niveaux de décision et d’intervention.
Le renforcement des capacités des administrations publiques et des acteurs institutionnels constitue, à cet égard, un levier important pour améliorer la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques de santé.
La sensibilisation des communautés joue également un rôle déterminant. Une information accessible permet notamment de promouvoir des comportements responsables, d’améliorer la connaissance des risques liés aux animaux et d’encourager le recours rapide aux services de santé en cas d’exposition.
Une responsabilité partagée
L’élimination de la rage humaine transmise par les chiens nécessite une action concertée et durable. Elle repose sur la complémentarité des efforts des pouvoirs publics, des institutions nationales et régionales, des professionnels de santé humaine et animale, des collectivités, des organisations partenaires et des populations.
À travers cette Journée mondiale, le CAFRAD souligne l’importance de la coopération africaine, du partage des connaissances et du renforcement des capacités institutionnelles pour relever les défis sanitaires qui affectent les populations du continent.
La lutte contre la rage rappelle ainsi qu’une prévention efficace repose sur l’anticipation, la coordination et l’action collective. Investir dans les capacités des institutions et des acteurs de terrain, renforcer les mécanismes de coopération et promouvoir la sensibilisation des populations sont autant de contributions à la construction de systèmes de santé plus résilients et plus efficaces en Afrique.
Ensemble, renforçons les capacités, partageons les connaissances et consolidons la coopération pour une Afrique en meilleure santé.


