Allocution du Dr. Coffi Dieudonné ASSOUVI, Directeur général du CAFRAD lors de la troisième édition du Forum-Salon international Mobilité-Transport-Logistique (LogiTerre)

La logistique consiste à transporter les marchandises au bon endroit, au bon moment, dans le délai et aux bonnes personnes.
Date : 20 au 22 octobre 2026
Lieu : Foire internationale de Casablanca-AMDIE
Thème : L’économie du transport et de la logistique, un levier stratégique pour le Développement de l’Afrique,
Sous la Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Monsieur le Ministre du Transport et de la Logistique du Royaume du Maroc,
Monsieur le Ministre du Transport et de la logistique de la République du Cameroun,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les Représentants d’organisations internationales et régionales au Maroc,
Monsieur le Président en exercice de l’ECOSOCC de l’Union africaine,
Monsieur le Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe,
Monsieur le Représentant de la Commission de l’Union africaine,
Monsieur le Président de l’Union africaine des Organisations de Transport et de la Logistique (UAOTL),
Monsieur le Président du Conseil de la Région Casablanca-Settat,
Madame la Directrice du Commerce des Services, investissements, droit de la propriété intellectuelle et commerce numérique du Secrétariat de la ZLACAF,
Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants des associations professionnelles du transport et de la logistique,
Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats du secteur du transport et de la logistique,
Mesdames et Messieurs les universitaires, chercheurs et experts du secteur du transport et de la logistique,
Mesdames et Messieurs les opérateurs du transport et de la logistique,
Distingués invités,
Chers participants, en vos rangs, grades et titres, tout protocole respecté,
Mesdames et Messieurs,
À tout Seigneur, tout honneur,
En ma qualité du Directeur général du Centre africain de Formation et de Recherche administratives pour le Développement (CAFRAD), Organisation intergouvernementale panafricaine, partenaire institutionnel de la troisième du Forum-salon sur le thème : L’économie du transport et de la logistique, un levier stratégique pour le Développement de l’Afrique, je voudrais très respectueusement exprimer toute ma très profonde et révérencieuse gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui a bien voulu accorder Son Haut Patronage à ce forum qui s’inscrit dans le mandat du CAFRAD et qui permet aux acteurs du secteur du transport et de la logistique d’échanger sur les nouvelles solutions et de partager les expériences et bonnes pratiques en la matière.
Je voudrais également rendre un vibrant hommage à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour avoir mis en place l’Initiative Royale Atlantique dont l’un des enjeux consiste à faire du Royaume du Maroc un hub logistique et à désenclaver certains pays de l’Afrique puis à relier l’Afrique à l’Europe et aux Amériques.
Enfin, j’adresse mes chaleureuses félicitations et ma révérencieuse gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Lui accorde la victoire, pour avoir réussi l’un des tests les plus difficiles de la vie politique en Afrique, à savoir la tenue d’élections législatives pacifiques ayant consacré la mise en place de la Chambre des Représentants et la formation d’un nouveau Gouvernement le 16 octobre 2026.
En outre, j’ai l’insigne honneur d’adresser à Madame Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du Gouvernement, mes chaleureuses et sincères félicitations à l’occasion de votre brillante nomination à la tête du Gouvernement du Royaume du Maroc par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Cette nomination, intervenue à la suite des élections législatives du 23 septembre 2026, ainsi que la formation de votre Gouvernement le 16 octobre 2026, ouvrent une nouvelle étape dans la conduite des affaires publiques du Royaume. Je forme le vœu que votre action contribue à la consolidation des institutions et à la réalisation des aspirations légitimes du peuple marocain.
J’apprécie très fortement l’engagement de la nouvelle équipe gouvernementale qui a déjà défini, le 19 octobre 2026, sept (7) priorités dans son programme d’action 2026-20231.
Je saisis cette opportunité pour adresser à la Cheffe du Gouvernement et à l’ensemble des membres de son nouveau Gouvernement mes vœux les plus déférents de bonheur, de santé et de pleine réussite dans l’accomplissement de leurs hautes responsabilités.
L’ensemble du personnel du Centre africain de Formation et de Recherche administratives pour le Développement (CAFRAD), Organisation intergouvernementale panafricaine, se joint à moi pour exprimer au peuple marocain ses félicitations et lui souhaiter paix, stabilité, prospérité et progrès durable. La tenue d’élections pacifiques témoigne de l’importance accordée à la stabilité institutionnelle et à la participation citoyenne, conditions favorables à la poursuite des efforts de développement du Royaume.
De même j’adresse au Gouvernement marocain, ma plus sincère gratitude pour le soutien que le Royaume ne cesse d’apporter au Centre africain de Formation et de Recherche administratives pour le Développement (CAFRAD), depuis sa création en 1962.
Excellence Monsieur le Ministre du Transport et de la Logistique du Royaume du Maroc,
Je vous exprime toutes mes chaleureuses félicitations pour avoir bénéficié de la confiance populaire, de celle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et celle de la nouvelle Cheffe du Gouvernement. Votre reconduction à la tête du département ministériel du Transport et de la Logistique résulte de bilan élogieux. En effet, la modernisation des infrastructures portuaires, aéroportuaires, ferroviaires et routières est à votre actif.
Par ailleurs, je me dois d’adresser mes chaleureux remerciements à Monsieur le Président de l’Union africaine des Organisations du Transport et de la Logistique et l’ensemble des partenaires de ce Forum d’avoir associé le Centre africain de Formation et de Recherche administratives pour le Développement (CAFRAD).
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
La logistique est le cœur et le catalyseur de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et de l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges (AFE). Une intégration régionale réussie aboutit à la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et de l’information, ainsi qu’à la reconnaissance des qualifications, de la flexisécurité et de la cybersécurité.
C’est la raison pour laquelle, le CAFRAD, qui œuvre pour la construction de l’Afrique que nous voulons à travers la coopération sud-sud et interafricaine et l’intégration régionale, portées par la Haute Vision Royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assite, a accepté de participer à la troisième du Forum-salon sur le thème : L’économie du transport et de la logistique, un levier stratégique pour le Développement de l’Afrique. »
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
« Il n’y a pas de tactique sans logistique. Si la logistique dit non, c’est qu’elle a raison : il faut changer le plan d’opération. » — Général Dwight D. Eisenhower
(Bien que centrée sur la logistique militaire, elle s’applique parfaitement au transport de marchandises moderne, où le mouvement dépend entièrement de la bonne organisation des flux).
L’environnement logistique est sans cesse changeant et complexe. Nous sommes entrés dans l’ère des chaînes de valeur et d’approvisionnement mondiales (CVAM), de la mondialisation, du développement de géants moyens de transport, de la géologistique, du numérique, des intelligences artificielles, de la durabilité environnementale, des risques diffus, et surtout de la domination du secteur par les firmes globales. Ces transformations exigent qu’il soit crucial de concevoir des solutions de mobilité intelligente, de coopération régionale et internationale, d’adapter et de renouveler les compétences des opérateurs du transport et de la chaîne logistique ainsi que de tous les intervenants, y compris les décideurs et les élaborateurs des politiques publiques du transport et de la logistique.
Cet environnement mondialisé nécessité une veille permanente et une maîtrise globale et continue de toutes les variables stratégiques (vision, normes internationales, structures, ressources humaines, communication, coût, prix, technologie) pour garder et renforcer la compétitivité et atteindre la suite une maturité logistique.
Certes, la logistique-transport est une fonction budgétivore et complexe. Elle comporte l’aérien, le ferroviaire, le portuaire, le maritime, l’océanique, le routier et de plus en plus, le numérique. Il s’agit, à cet effet, de gérer les flux physiques et les données (normatives, humaines, financières, douanières) s’y rapportant dans le but de mettre à la disposition des acteurs tous les moyens nécessaires correspondant à des besoins déterminés tout en respectant un ensemble de conditions humaines, économiques, techniques et légales ainsi que des exigences de qualité de service, de sûreté et de sécurité.
Pour le Council of Supply Chain Management Professionals, la logistique se définit comme « l’intégration de deux ou plusieurs activités dans le but d’établir des plans, de mettre en œuvre et de contrôler un flux efficace de matières premières et de produits. Ces activités peuvent inclure tous types de services offerts aux clients, la prévision de la demande, les informations et les communications liées à la distribution, le contrôle des stocks, la maintenance des matériaux, le traitement des commandes, les achats, le service après-vente, le traitement des marchandises retournées, le transport effectif des marchandises ainsi que l’entreposage et le stockage. »
Les finalités de la logistique sont multiples : à court terme, il s’agit d’optimiser les flux physiques, de l’amont à l’aval, en termes d’approvisionnement, d’exploitation, de maintenance et de sécurité. À moyen terme, préparer les plans d’action et les budgets (contrôle des coûts logistiques). À long terme, la finalité réside dans la maîtrise de la complexité en termes de connaissance et d’innovation en vue de proposer un avantage concurrentiel.
Ainsi, pour être compétitive, l’entreprise doit maîtriser trois éléments : le produit, le processus et le temps. Il est donc question de contrôler la chaîne logistique globale par le biais de création d’une fonction logistique intégrée (Supply Chain Management). En fait, le champ particulier de la logistique nécessite l’évaluation des dysfonctionnements d’organisation en vue d’améliorer la performance. En l’occurrence, l’apport de la gouvernance stratégique à la logistique est capital. Celle-ci qui dépasse le travail d’une mission traditionnelle d’audit, apporte une confrontation de la logistique avec un référentiel, c’est-à-dire des critères précis (vision stratégique, contrôle interne, normes, procédures, réglementation, évaluation, etc).
Bref, la gouvernance raisonne en termes de vision stratégique participative, de structures organisationnelles, de compétences, d’information et de communication, de responsabilité, de reddition de comptes (accountability), de transparence, et d’évaluation continue des risques.
Selon l’OCDE (2025), les chaînes de valeur mondiales (CVM) représentent environ 70 % des échanges internationaux, les services, les matières premières, les pièces détachées et les composants franchissant les frontières, souvent à plusieurs reprises. À mesure que la tendance à la création de chaînes d’approvisionnement transnationales s’intensifie, de nouveaux défis se font jour en matière de durabilité, d’efficience et de résilience. Cette complexité croissante appelle des politiques qui adoptent une approche globale de la gestion des chaînes d’approvisionnement et des échanges mondiaux.
Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont sous pression. Les tensions géopolitiques, les catastrophes naturelles, les restrictions sanitaires, l’incertitude réglementaire et les fluctuations économiques perturbent le paysage de la politique commerciale et obligent les gouvernements et les entreprises à identifier des actions qui soutiennent et renforcent la résilience de la chaîne d’approvisionnement sans avoir recours à des mesures d’assistanat. Le défi fondamental consiste à assurer la sécurité et la prospérité économiques tout en préservant les avantages de marchés ouverts et d’un système commercial international fondé sur des règles.
On attend de plus en plus des gouvernements qu’ils jouent un rôle important dans la résilience des chaînes d’approvisionnement critiques. La coordination avec le secteur privé sera essentielle pour y parvenir.
Dans la logistique comme dans le transport, chaque journée apporte son lot de défis et de nouvelles opportunités. » —
En Afrique, les défis sont nombreux : ils vont de la criticité des infrastructures au déficit des compétences en passant par des tracasseries de toutes sortes, les lourdeurs administratives et l’insécurité globale qui freinent la libre circulation des marchandises avec des conséquences déplorables sur les plan économique, social et humain.
C’est justement dans ce domaine que le CAFRAD que j’ai l’honneur de diriger depuis le 9 juillet 2024, se positionne comme un acteur incontournable en matière de développement des compétences, d’appui à l’élaboration des politiques publiques de modernisation du transport et de la logistique et du renforcement des capacités institutionnelles et de l’innovation.
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
Le Centre africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement (CAFRAD), comme un organisme intergouvernemental panafricain de coopération scientifique sud-sud, ayant pour mission de :
- entreprendre, promouvoir et coordonner des études et recherches de caractère comparatif sur les problèmes administratifs liés au développement économique et social de l’Afrique ;
- organiser des réunions scientifiques ainsi que des cycles d’études et des sessions de perfectionnement à l’intention des cadres supérieurs des secteurs publics, parapublics et privés des pays africains qui jouent un rôle significatif dans le développement ;
- constituer un cadre de recrutement et d’utilisation des consultants et des experts africains, afin de répondre aux différents besoins spécifiques des pays africains ;
- rassembler, analyser et diffuser toute documentation portant sur la structure, l’organisation et les méthodes administratives des différents pays africains ;
- procéder à des publications appropriées ;
- constituer une structure d’accueil et un organe de liaison scientifique ouverts notamment aux Institutions et Ecoles d’Administration, aux Universités, et plus généralement à tous les organismes dont les activités se rapportent aux domaines qui sont de sa compétence.
- développer et renforcer les capacités humaines et l’expertise africaine dans l’innovation et la modernisation des services publics et la gouvernance ;
- soutenir les stratégies de développement des gouvernements et des organismes connexes dans l’amélioration de la performance des services publics et des institutions de l’Etat ;
- promouvoir en Afrique une gouvernance moderne, un leadership visionnaire et des politiques publiques participatives et équitables, au service des populations ;
- améliorer et promouvoir les systèmes d’administration publique et de gouvernance globale en Afrique à travers la recherche et les formations interdisciplinaires, pluridisciplinaires et transdisciplinaires diverses sur les défis et les opportunités nécessaires au développement des pays africains ;
- servir d’Institution d’excellence et de soutien aux actions des gouvernements et des organismes dans le renforcement des capacités, l’innovation et la performance dans l’administration publique en vue d’une amélioration des services aux citoyens.
Le principe de base du CAFRAD est de répondre aux besoins de formation et d’assistance technique des pays africains dans le domaine de l’Administration de développement. En effet, les mutations socio-politiques et technologiques, les transformations et dynamiques globales, la transition écologique et numérique en cours et les crises économiques et financières qui fragilisent les structures et institutions africaines de développement nécessitent une assistance plus rapprochée, plus appropriée aux pays membres du CAFRAD afin qu’ils transforment, modernisent et développent l’essentiel de leurs structures d’administrations publiques et privées de développement national. Cet impératif d’assister les pays membres à mieux connaître et gérer les mutations structurelles en cours devra s’accompagner d’une réflexion profonde et permanente sur les solutions à apporter à l’inadéquation des administrations publique et du management privé.
Quatre objectifs découlent de ce principe d’assistance technique rapprochée aux pays africains :
- i) développer des méthodologies et outils d’une meilleure connaissance des administrations publiques africaines et les vulgariser pour leur utilisation systématique par les pays membres ;
- ii) promouvoir des cadres supérieurs d’administration publique et privée dotées de nouvelles techniques et méthodes de gestion au niveau central et au niveau des collectivités territoriales décentralisées ;
- iii) fournir aux pays membres une expertise appropriée pour résoudre des problèmes spécifiques et sectorielles et développer un réseau d’experts/consultants africains ;
- iv) développer la coopération et les échanges d’expériences scientifiques et techniques entre les institutions africaines d’administration publique et privée.
Le CAFRAD est d’abord et avant tout un Centre africain de Recherche en Management du Développement (CARMAD), ce vocable englobe : i) Administration publique d’Etat et les institutions publiques ; ii) collectivités territoriales (aspect décentralisation), iii) secteur parapublic et iv) entreprises privées.
Les objectifs et contenu de recherche CAFRAD ou FUTUR CARMAD sont formulés et ciblés d’une manière plus intégrée et cohérente. L’orientation nouvelle du CAFRAD est une action-résolution des programmes du Management du Développement.
Le Centre favorise la réflexion innovante, la germination de nouvelles connaissances et la réalisation d’études et de recherches prospectives interdisciplinaires sur les défis et les opportunités pour le développement africain. Il contribue à l’intégration régionale et à la coopération interafricaine par la conception et la mise en œuvre de projets de partenariats et de réseaux en matière d’administration publique et de gouvernance.
Le CAFRAD, deuxième Organisation africaine après l’Union africaine, premier Centre dédié à la résolution des problèmes administratifs de développement ainsi qu’à la construction, la réinvention, la modernisation et l’amélioration continue des systèmes d’administration et de gouvernance sur le continent.
Depuis mon élection en qualité de nouveau Directeur général, le CAFRAD s’est engagé sur la voie de la rénovation pour adapter ses offres au nouveau contexte africain et aux besoins de développement des pays africains. A cet effet, nous avons conçu plusieurs de projets dont le projet de développement des compétences.
En effet, le CAFRAD rénové pour les transformations structurelles, systémiques, globales, digitales, intelligentes et durables des Administrations publiques et privées africaines, conçoit le développement du transport et de la logistique comme gage du développement national et facteur d’un ordre mondial stable et prospère.
La contribution du CAFRAD à ce processus de transformation structurelle de l’Afrique devient capitale plus que jamais.
Le CAFRAD peut contribuer à créer les conditions appropriées permettant au continent de jouer le rôle qui est le sien dans l’économie mondiale et dans les négociations internationales tout en veillant à la promotion du développement durable, la transition numérique et écologique/énergétique ainsi que l’intégration des économies africaines et l’intégration de la recherche et la formation dans tous les domaines en particulier dans la gouvernance démocratique. Mon leadership vise à :
- faire du CAFRAD un centre d’excellence leader, une école d’application, de production des idées innovantes, des connaissances, des compétences et des talents au service de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de Développement durable (ODD) 2030 des Nations-Unies et des programmes nationaux de développement ;
- promouvoir les meilleures pratiques d’administration, de management public et de gouvernance tout en encourageant la performance, la transparence et la culture de l’évaluation des politiques publiques et la reddition des comptes (redevabilité)) en Afrique.
C’est la raison pour laquelle, je voudrais profiter de cette tribune, pour lancer un plaidoyer en direction de l’Union africaine, des Communautés économiques régionales et de la Banque africaine de Développement, des banques sous régionales, des Etats membres, du secteur privé africain et de la société civile africaine d’accepter le CAFRAD comme une institution à part entière de l’Union africaine, de lui renouveler leur confiance et lui accorder l’intérêt et le financement nécessaire pour mener à bien des projets de développement de l’Afrique que vous voulons au 21ème siècle à travers la formation, la recherche, le bencharking, la publication et le conseil. L’Afrique ne peut être bâtie sans le CAFRAD.
De même, je voudrais solliciter le retour au CAFRAD de la Banque africaine de Développement (BAD), du PNUD, des Institutions de Betton Woods, des agences gouvernementales de développement et tous les financeurs du développement africain pour qu’ensemble, nous puissions construire les capacités africaines de paix, de sécurité, de gouvernance et de développement.
Il faudrait que le CAFRAD fasse partie des priorités des Etats membres, des organisations africaines et de toutes les parties prenantes en matière d’investissement dans le capital humain.
« Nous devons aujourd’hui changer radicalement la manière dont on recrute, dont on forme, dont on sélectionne, dont on construit les parcours de nos hauts fonctionnaires. » Président de la République française, Emmanuel Macron, avril 2021.
Construire une Administration de développement, une Administration de projet, une Administration digitale nécessite de nouvelles compétences. Le CAFRAD se veut le leader et l’opérateur central à la pointe des enjeux de l’action publique de demain.
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
En termes conclusifs, je voudrais proposer les actions suivantes :
- renforcer la coopération entre les agents aux frontières et transformer les douaniers, de collecteurs de droits de droits aux facilitateurs des échanges ;
- faire du CAFRAD un organisme unique de mise en œuvre la feuille de route qui découlera des présentes assises. Il s’agit pour le CAFRAD de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme régional africain de modernisation et de transformation de la mobilité en Afrique ;
- exhorter les associations professionnelles et les syndicats de transport et de la logistique à travailler en bonne intelligence avec le CAFRAD en vue de l’harmonisation, l’africanisation et la certification des formations et du développement des compétences ;
- renforcer la coopération sud-sud et l’intégration économique régionale à travers l’élimination de toutes les barrières douanières et non tarifaires entre les Etats africains ainsi qu’une volonté politique forte.
Au CAFRAD, nous transformons les administrations publiques et privées africaines pour le bien-être des citoyens !
Au CAFRAD, nous soutenons les transformations de l’action publique pour le développement durable et inclusif des Etats africains !
A NEW LEADER, A NEW VISION, A NEW CAFRAD!
Je voudrais réitérer ma profonde gratitude à Sa Majesté le Roi du Maroc, Que Dieu Le glorifie.
Je vous remercie.



