Participation du CAFRAD au GITEX Africa Morocco 2026 : Une présence stratégique au cœur de l’innovation numérique africaine

La quatrième édition du GITEX Africa Morocco 2026, tenue à Marrakech du 7 au 9 avril, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, un événement d’envergure mondiale, a rassemblé plus de 45 000 participants, près de 1 400 exposants issus de plus de 130 pays, ainsi qu’un large parterre de décideurs publics, de leaders technologiques et d’experts internationaux.
Sur invitation de Madame la Ministre Déléguée auprès du Chef du Gouvernement Chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Présidente du Conseil d’Administration du CAFRAD, la délégation du CAFRAD a pris part activement à ce rendez-vous majeur du numérique africain.
Une immersion stratégique dans l’écosystème de l’innovation
En marge des travaux officiels, notamment des ateliers thématiques, des conférences de haut niveau et des rencontres bilatérales, le CAFRAD a mené une visite stratégique des différents stands placés sous le signe de la transformation digitale.
Cette démarche visait, d’une part, à aller à la rencontre de l’innovation africaine et internationale et, d’autre part, à explorer les solutions technologiques émergentes, tout en identifiant de nouvelles opportunités de partenariat au service de la modernisation des administrations publiques en Afrique.
Un partenariat structurant avec l’Université Laval
Dans ce cadre, une rencontre de haut niveau a eu lieu entre le CAFRAD et les responsables de l’Université Laval (Canada). La rencontre a scellé la signature de la convention de partenariat entre le CAFRAD et l’université Lavail, la plus grande université francophone en Amérique du Nord. Les échanges ont porté principalement sur la transformation numérique en Afrique ainsi que sur les opportunités de collaboration entre l’institution panafricaine et ce partenaire académique de premier plan au Canada.
Ainsi, ce partenariat vise à renforcer la coopération internationale, notamment entre les pays africains et les institutions académiques, afin de soutenir la transformation numérique et de promouvoir une souveraineté technologique accrue.
À cet effet, cette rencontre a été couronnée par la signature d’une convention de partenariat entre les deux institutions, marquant l’amorce d’une collaboration prometteuse au service de l’administration publique africaine. Le GITEX, en tant que carrefour incontournable de l’innovation technologique, a offert un cadre idéal pour initier cette coopération ambitieuse.
Renforcement des liens avec le monde académique africain
Par ailleurs, le Directeur général du CAFRAD, Dr Coffi Dieudonné ASSOUVI, a engagé des discussions fructueuses avec Dr Driss Kettani, Professeur des sciences informatiques à l’Université Al Akhawayn.
Ces échanges ont porté sur les pistes de collaboration en matière de formation, de recherche, de transformation digitale et de développement des capacités dans les administrations publiques africaines. Ils ont également mis en évidence le rôle déterminant que peuvent jouer les universités africaines dans les efforts de modernisation de l’administration publique, à travers la recherche académique, la formation continue et l’innovation technologique.
Souveraineté numérique et co-innovation : un enjeu stratégique majeur
Sur un autre plan, le CAFRAD a assisté au panel ministériel présidé par S.E. Professeure Amal El Fellah Seghrouchni, Ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, autour du thème : « La souveraineté numérique et la co-innovation : vers un modèle euro-africain de gouvernance ».
Dans son intervention, Madame la Ministre a souligné que la souveraineté numérique constitue un enjeu stratégique majeur pour les États. Elle a ainsi appelé à renforcer les capacités nationales en matière de technologies, de données et de compétences, tout en promouvant une coopération équilibrée entre l’Europe et l’Afrique.
De plus, elle a insisté sur la co-innovation comme levier essentiel pour développer des solutions communes en intelligence artificielle, en cybersécurité et en modernisation des services publics, dans une logique de gouvernance partagée et orientée vers le développement durable.
Ce panel a également connu la participation de Dr Hamadoun Touré, ancien Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et Fondateur de Smart Africa, ainsi que de Madame Élisabeth Moreno, ancienne ministre française et Vice-présidente de Ring Capital.
À cette occasion, Dr Hamadoun Touré a mis en avant l’importance de la coopération internationale et du partage de bonnes pratiques pour accompagner la transformation numérique, en soulignant que la cybersécurité et la connectivité constituent des piliers essentiels du développement numérique mondial.
De son côté, Madame Élisabeth Moreno a insisté sur la nécessité de promouvoir une innovation numérique responsable et inclusive, en mettant en avant le rôle central de la diversité des talents, de la coopération euro-africaine et de la co-innovation.
Exploration de solutions innovantes et partenariats technologiques
Dans le cadre de ses visites, la délégation du CAFRAD s’est rendue au stand de l’entreprise Open Innovation AI, spécialisée dans le développement de plateformes d’intelligence artificielle destinées aux organisations publiques et privées. Ces solutions permettent notamment d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques, de sécuriser les données et de renforcer la souveraineté numérique.
Dans la continuité, la délégation a également visité le stand du UAE Cyber Security Council, partenaire stratégique engagé dans le renforcement de la cybersécurité et le développement d’une intelligence artificielle souveraine aux Émirats arabes unis. À cet égard, des pistes de coopération ont été explorées afin de proposer des solutions adaptées aux besoins des administrations publiques africaines.
Ouverture sur les écosystèmes internationaux d’innovation
Le CAFRAD a également échangé avec le Directeur général (produits entrepreneuriaux) du National Technology Development Program, initiative lancée dans le cadre de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.
Ce programme agit comme un catalyseur d’écosystème en favorisant l’innovation, le développement des talents et la collaboration entre secteurs public et privé, universités et acteurs internationaux.
Dans ce contexte, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération avec le CAFRAD, notamment en matière de transfert de technologies, de financement de projets innovants et de renforcement des capacités en intelligence artificielle, cybersécurité et cloud.
Ainsi, dans une logique de coopération Sud-Sud, ce programme pourrait contribuer à dynamiser les écosystèmes numériques africains et à accélérer la transformation digitale du continent.
Valorisation des acteurs technologiques et startups
Ensuite, la délégation du CAFRAD a visité plusieurs stands d’entreprises technologiques, notamment celui de la société Neonovia, spécialisée dans les solutions numériques et les services IT. Les échanges ont porté sur sa contribution à la transformation numérique en Afrique, à travers la modernisation des systèmes d’information, le développement des infrastructures numériques et le renforcement des compétences locales.
Dans le même élan, la délégation a visité le stand de la société Crossware, entreprise internationale spécialisée dans les solutions de gestion des signatures électroniques et d’emailing. Ses solutions contribuent à améliorer la qualité, la sécurité et la cohérence des communications électroniques, tout en facilitant l’adoption d’outils cloud modernes.
De même, la délégation a rencontré la startup marocaine Nucleon Security, spécialisée dans les solutions de cybersécurité basées sur l’intelligence artificielle. Grâce à des approches innovantes telles que le Zero Trust et l’IA agentique, cette entreprise développe des plateformes capables de détecter et de répondre aux cybermenaces en temps réel.
Vers une coopération renforcée avec les leaders technologiques mondiaux
Enfin, la délégation a visité le stand du géant mondial Huawei, acteur majeur des infrastructures numériques, du cloud computing et de l’intelligence artificielle.
Les échanges ont permis d’explorer des pistes de collaboration visant à accompagner la transformation numérique des administrations publiques africaines, notamment à travers le renforcement des capacités, le développement des compétences et le transfert de technologies.
Dans cette perspective, le CAFRAD pourrait jouer un rôle de facilitateur en mettant en place des cadres de dialogue entre Huawei et ses États membres, afin d’adapter les solutions technologiques aux réalités africaines et de promouvoir une souveraineté numérique inclusive.
L’intelligence artificielle au cœur des transformations sectorielles
Sur un autre volet, le CAFRAD a assisté au panel intitulé « AI doesn’t write the script – you do », consacré à l’impact de l’intelligence artificielle dans les industries créatives.
La première partie a mis en lumière la transformation des métiers de la création, en soulignant que l’IA, loin de remplacer la créativité humaine, agit comme un levier de reconfiguration des processus de production.
Quant à la deuxième partie, elle a porté sur la révolution des modes de diffusion des contenus, notamment à travers la personnalisation, l’analyse des données et l’optimisation des canaux de distribution. Par ailleurs, les discussions ont soulevé des enjeux cruciaux liés à la gouvernance des plateformes et à la souveraineté numérique.
Le Maroc, hub régional de l’innovation numérique
Par ailleurs, le CAFRAD a pris part au panel « Morocco Plays Forward », organisé dans le cadre du SME x AI Growth Summit’26.
Ce panel a mis en avant le rôle stratégique du Maroc en tant qu’acteur clé de la transformation numérique en Afrique. En effet, les discussions ont souligné la contribution croissante des PME et des startups marocaines à l’adoption de l’intelligence artificielle, ainsi que l’importance des partenariats et de la co-innovation pour renforcer la compétitivité et positionner le Royaume comme un hub régional d’innovation.
Conclusion
À travers sa participation active au GITEX Africa Morocco 2026, le CAFRAD confirme son engagement en faveur de la transformation numérique des administrations publiques africaines.
Les thématiques abordées, notamment la souveraineté numérique, l’intelligence artificielle et la cybersécurité, mettent en évidence des priorités stratégiques majeures pour les États.
En consolidant ses partenariats, en explorant des solutions innovantes et en s’inscrivant dans des dynamiques de coopération internationale et Sud-Sud, le CAFRAD se positionne ainsi comme un acteur clé de la modernisation de la gouvernance publique en Afrique, au service d’un développement numérique inclusif, souverain et durable.






